17 & 24 mars 2022 – Saint-Lô (50) & Corbie (80) – Deux Journées Techniques « Décarboner les territoires avec des réseaux de chaleur au bois »

Le CIBE, l’ATEE, Biomasse Normandie, Fibois Hauts-de-France, la Région Normandie, SDEM 50, Territoire d’énergie Somme & Via Sèva, avec le soutien de l’ADEME et en partenariat avec la FEDENE, la FNCCR et la Région Hauts-de-France, a organisé deux journées techniques le jeudi 17 mars 2022 à Saint-Lô et le jeudi 24 mars 2022 à Corbie intitulées : 

Décarboner les territoires 
avec des réseaux de chaleur au bois 
pour les bourgs et petites villes !

Le matin, une série de conférences basées sur des retours d’expérience variés ainsi qu’une table ronde s’est tenu en salle sur les thèmes suivants :

  • Pourquoi les réseaux de chaleur doivent-ils se développer ?
  • Définition et panorama des réseaux en région
  • Quel projet pour votre territoire ?
  • Pourquoi une collectivité décide-t-elle de se lancer dans un projet de réseau de chaleur ? Quels sont les moteurs de développement territorial des réseaux de chaleur ?

Avec les interventions de : ADEME, ATEE, Biomasse Normandie, CEDEN, CIBE, Conseil Départemental de la Manche, FEDENE, Fibois Hauts-de-France, FDE 80, FNCCR, Mairie de Le Teilleul, Mairie de Vire Normandie, Pôle Métropolitain du Grand Amiénois, SDEM 50, Territoire d’énergie Normandie, Territoire d’énergie Somme, Via Seva…

L’après-midi était consacrée à la visite du : 

  • réseau de chaleur de Tessy-Bocage (50) le 17 mars
  • réseau de chaleur de Corbie (80) le 24 mars

Retrouvez les présentations faites lors de ces événements ainsi que leurs programmes ICI.

Contexte :

Basée sur des retours d’expérience variés, cette journée sera l’occasion d’échanger autour d’éléments-clés indispensables à la réussite d’un projet de réseau de chaleur au bois. Que vous soyez une collectivité locale, un syndicat d’énergie, un opérateur énergétique, une structure d’animation bois-énergie… vous trouverez au cours de cette manifestation de nombreuses informations sur les solutions susceptibles de contribuer au développement des réseaux de chaleur de petite à moyenne puissance et de concrétiser des projets pertinents dans la planification énergétique de votre territoire.

Les Communautés de communes et d’agglomération ont établi des Plans Climat Air Energie (PCAET), et parfois dans leur continuité, des schémas directeurs des énergies renouvelables. Pour effacer les émissions de gaz à effet de serre dans les bâtiments, qui représentent près de 23% des émissions nationales, les réseaux de chaleur apparaissent essentiels, mais les documents de planification et les pratiques réservent leur développement aux zones denses. S’il faut sans conteste poursuivre dans cette direction, les zones rurales et les petites villes restent quasiment écartées de cet essor. Or, ces territoires rassemblent 62% de la population hexagonale, 65% dans les Hauts de France et plus de 75% en Normandie ! Le chauffage et la production de l’eau chaude sanitaire représentent les émissions principales dans ces communes, lesquelles ne sont pas toujours desservies par le réseau de gaz de ville. Le prix des énergies à substituer y est en outre plus élevé que dans les zones urbaines denses, ce qui modifie l’équation économique d’un réseau de chaleur.

En 2015, la loi de transition énergétique pour la croissance verte a parallèlement confié à la commune la création et l’exploitation des réseaux publics de chaleur. Comme l’électricité et le gaz, la distribution de la chaleur est un service public industriel et commercial (SPIC), la commune disposant de deux grandes options pour exercer cette compétence :

  • En conserver la maîtrise d’ouvrage et monter l’opération en gestion directe (régie) ou indirecte (concession, affermage…) ;
  • La transférer à un établissement public dont elle fait partie (communauté de communes ou d’agglomération, syndicat intercommunal…).

Créer une chaufferie bois associée à un réseau public de chaleur suppose de s’inscrire dans un cadre juridique précis, de mobiliser des financements, d’assurer l’exploitation des ouvrages et de gérer le service aux usagers, vente de la chaleur incluse.

Un réseau de petite à moyenne puissance présente un niveau de complexité élevé, notamment lié à un montage en gestion directe : mobiliser des moyens administratifs, techniques et financiers peut le plus souvent devenir rédhibitoire pour la collectivité alors que l’équilibre économique est dans certains contextes démontré.

Quels sont les dénominateurs communs et divergents avec les projets urbains ? Quelle est la typologie des projets en fonction de la démographie de la commune ? La densité thermique constitue-t-elle l’unique critère économique pertinent ?

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