LE BOIS ÉNERGIE EN BREF
Le bois-énergie est une réponse aux incertitudes liées au secteur de l’énergie (approvisionnement, coût, dépendance), une solution pour décarboner l’économie et accompagner la résilience des forêts, une solution pour créer des emplois locaux et non délocalisables et soutenir le développement économique des territoires.
C’est aussi une solution d’autonomie énergétique des territoires. Et pour les industries, une solution pour décarboner leur activité, plus particulièrement pour les entreprises de transformation du bois qui par là-même gagnent en compétitivité en commercialisant les co-produits de leur production
Le bois-énergie connecté, aujourd’hui et encore plus demain !
En 2024, 52 439 bâtiments sont raccordés à un réseau de chaleur en France soit 1 041 réseaux. Une augmentation de 4 % depuis 2023 en nombre selon l’enquête annuelle des réseaux de chaleur et de froid 2025 de la FEDENE. Ce rapport indique également une croissance très rapide du taux d’énergies renouvelables et de récupération. 25 % utilisent la biomasse.
Bénéfices ? Une empreinte carbone divisée par 2 en 10 ans et des économies pour les utilisateurs allant jusqu’à 30 %*
* Gain par rapport à une autre solution de chauffage sur la base du coût annuel moyen en France du chauffage par réseau de chaleur pour un logement étiquette D de 70 m² (155,4 kWh/m²/an) – l’outil de calcul paramétrable du coût global des modes de chauffage pour les logements (RCE33) d’AMORCE (version 2022)
1. Qu’est-ce que le bois-énergie aujourd’hui ?
Principalement de la chaleur renouvelable
Aujourd’hui la chaleur représente près de la moitié de nos consommations énergétiques et dépend encore à 60 % des énergies fossiles importées. [CEP1] Il est urgent de décarboner ce secteur et les solutions sont présentes sur notre territoire ! Le bois-énergie est particulièrement adapté à la production de chaleur que ce soit pour chauffer des habitations, équipements collectifs, bureaux ou pour nombre de process de fabrication dans l’industrie.
Le bois représente plus de 60 % de la production de chaleur renouvelable, c’est à ce titre, qu’il est la première énergie renouvelable de France. (Source : Synthèse/infographie publique « Le bois-énergie collectif et industriel en France en 2025 » )
Verbatim « le bois-énergie est un enjeu de la décarbonation du mix énergétique de la France » Hervé VANLAER, Adjoint à la Direction Énergie Climat Ministère de la Transition Écologique
2. Des usages multiples
Lorsqu’on parle bois-énergie, une distinction est faite entre équipements domestiques et installations collectives et industrielles. Dans tous les cas, le CIBE privilégie l’usage du bois pour produire de la chaleur et non de l’électricité. Pourquoi ? Parce qu’il faut préférer les usages apportant les meilleurs rendements. Aujourd’hui, les installations collectives et industrielles atteignent des rendements en production de chaleur approchant les 100 %. L’utilisation de produits connexes de la gestion forestière ou bocagère, de la transformation des industries ou des filières de recyclage pour la production de chaleur est la façon la plus efficiente de valoriser cette matière.
Des exemples près de chez vous
Centre hospitalier, piscine, logements, écoles… il y a certainement un exemple qui correspond à la situation de votre collectivité
> 60 exemples en collectivités (ADEME, 2018)
Réduire vos coûts liés à la compensation carbone, réduire les aléas liés à la fluctuation des coûts de l’énergie, diversifier vos ressources énergétiques, dans l’industrie agro-alimentaire, dans l’industrie automobile et aéronautique ou dans celle du papier/carton, dans le granulé bois, la chimie ou le tertiaire, il y a certainement un exemple qui correspond à la situation votre entreprise
> 54 exemples en entreprise (ADEME, 2018)
3. Des ressources diversifiées et locales
La filière bois-énergie est structurellement liée aux autres filières pour lesquelles elle vient apporter une valorisation complémentaire des ressources locales.
En complémentarité d’autres usages (sylviculture, 1ère et seconde transformations), elle permet une valorisation des bois sans autres débouchés inévitablement générés, de la gestion forestière à la production de bois d’œuvre.
Le bois-énergie participe également au financement de la résilience des forêts face au changement climatique en apportant un revenu aux travaux nécessaires à la production de bois d’œuvre de qualité.
La provenance du bois-énergie est d’ailleurs de plus en plus diversifiée afin de valoriser les ressources locales : initialement issu d’industries du bois et bois de rebut, puis de la gestion forestière et bocagère, des travaux paysagers, etc.
La durabilité en question
L’analyse de risques réalisée dans le cadre de la directive européenne sur les énergies renouvelables « RED »* II a conclu à un risque nul concernant la durabilité de la ressource en bois-énergie en France.
Cette durabilité est encadrée par ces directives et par les bonnes pratiques de la filière. Il est à rappeler que seules les installations de biomasse durable sont éligibles aux financements publics.
*Analyse de risques dans le cadre de la transposition de directive européenne « RED II » (2023, Ministère de l’Agriculture)

Figure 1 : Illustration de la répartition de la provenance des bois pour les installations domestiques et collectives (Source : Journée Bois-Energie du 4 juin 2025 « Bois-énergie et territoires, BOUCLONS LA BOUCLE » :

Figure 2 : Illustration du lien entre la production de bois d’œuvre et bois-énergie (Source : Journée Bois-Energie du 6 juin 2023 « Changement climatique : le bois-énergie un atout majeur de la décarbonation » :
Des retombées locales pour une énergie locale
Un outil en faveur de la qualité de l’air
Régulièrement de fausses données circulent à ce sujet et il est important pour un porteur de projet de chaufferie biomasse de disposer d’éléments solides.
Les chaufferies collectives et industrielles de bois-énergie représentent environ 2% de la production de particules fines (PM2,5 soit de diamètre inférieur à 2,5 micromètres). Le chauffage domestique au bois est responsable de près de 98 % des émissions de PM2,5 du bois énergie, principalement dû à un parc vieillissant non performant. En cela, le renouvellement de ce parc par des solutions bois-énergie performantes locales contribue à l’amélioration de la qualité de l’air.
Source : « Le bois-énergie, une énergie renouvelable en 10 questions » (ADEME, 2023)
« Les chaufferies collectives et industrielles sont soumises à de fortes exigences et des contrôles stricts en matière d’émission de polluants atmosphériques.
Les chaufferies ayant une puissance supérieure à 1 MW doivent ainsi respecter la réglementation sur les Installations Classées Pour l’Environnement (ICPE). Elles sont équipées de systèmes de filtration diminuant fortement leurs émissions polluantes dans l’air. »
Source : « Le bois-énergie, une énergie renouvelable en 10 questions » (ADEME, 2023)
Pour les installations de puissances plus faibles, moins de 5%, sont, elles, soumises aux exigences sur le réglementation éco-conception et/ou aux critères de performances de l’ADEME
En complément, la filière est dans une démarche d’amélioration continue, de formation et de sensibilisation aux bonnes pratiques au travers notamment de l’animation territoriale et de la diffusion de guide de bonnes pratiques avec le soutien de l’ADEME.
L’objectif est que le faible impact du parc actuel soit encore plus faible pour le parc futur tout en restant un acteur majeur et indispensable à la décarbonation de la chaleur.
Ce domaine est également strictement encadré : une norme européenne, le règlement éco-conception. Ce cadre impose à tous les fabricants de respecter un certain nombre de performances, qu’ils valident dans des laboratoires agréés pour la mise sur le marché de leurs équipements.
Le respect des normes de performances conditionne l’octroi d’aides publiques.
Les particules fines ?
Les particules fines (PM 2,5) sont des micro-poussières dégagées par différentes activités.
Quelles sont les autres sources d’émission de particules fines : le transport routier, l’agriculture (notamment l’épandage d’engrais azotés), divers rejets industriels mais également les activités de construction, de travaux publics et aussi l’abrasion des pneus sur le bitume. Ces émissions, contrairement à celles du bois de chauffage, sont plus proches du sol, c’est pourquoi, comparativement le chauffage au bois représente moins de 22,4% des particules fines respirées (Source : « Qualité de l’air : quelle contribution du chauffage au bois aux émissions de PM2,5 ? » (CERIC, 2024))
4. En conclusion
Le bois-énergie, c’est bien plus qu’une énergie, c’est :
> renforcer une solution française de décarbonation de la chaleur
> assurer l’indépendance énergétique et la stabilité des coûts de l’énergie
> contribuer au financement de la gestion forestière et de l’industrie de première transformation du bois
> financer l’entretien des haies bocagères
> créer des emplois locaux, non délocalisables : La filière bois-énergie, c’est 1,3 Md€ de valeur ajoutée annuelle et 50 000 emplois directs et indirects, non délocalisables et bien ancrés dans les territoires**.
**Panorama de la chaleur renouvelable et de récupération (SER, 2025)
Vous avez un projet de chaufferie, réseau de chaleur bois ?
Consultez cette page afin d’être guidé.e dans l’évaluation de sa faisabilité, son montage et ses financements.

